Nos raisons d’agir
Nous voulons des droits nuls pour tous les pays, sans condition. Une taxe sur les pièces nuit à la production d’ici. Une taxe sur les biens sûrs limite le choix des acheteurs. Gardons des règles de sécurité solides. Abattons le mur fiscal.
Une taxe à la frontière nous touche ici.
L'importateur paie le droit à la frontière. Un magasin peut relever son prix, réduire sa marge ou partager le coût avec son fournisseur. Le partage peut changer. Rien ne garantit qu'un vendeur étranger paiera la taxe.
Des études américaines sur 2018 montrent que les acheteurs ont payé toute la taxe dans les prix à l'importation. Ce résultat vise la frontière. Il ne prouve pas que chaque magasin a tout transmis. L'étude canadienne de 2025 trouve une part plus faible à la caisse. Dans les deux cas, cette taxe touche les acheteurs.
[3][2]Les recettes ne sont pas tout le coût.
Ottawa a perçu 6,3 milliards de dollars de droits en 2024-2025. C'est une vraie somme budgétaire. Répartie entre les logements occupés recensés en 2021, elle donne environ 420 $ par logement. Ce calcul donne un ordre de grandeur. Il ne dit pas ce qu'une famille a payé ou économiserait.
La même taxe coûte aux acheteurs et rapporte à l'État. Ne comptons pas cet argent deux fois. Les échanges abandonnés et les pièces coûteuses ajoutent d'autres coûts. Nous n'avons pas chiffré toute la facture des obstacles actuels du Canada.
[4][9][3]La croissance exige des preuves solides.
Notre comparaison de 143 économies trouve un lien proche de zéro entre les droits de 2022 et la croissance suivante. La plupart des suivis durent trois ans; trois durent deux ans. Les pays diffèrent trop pour en tirer une cause. Un lien faible ne prouve pas une absence d'effet.
Des chercheurs ont étudié 151 pays de 1963 à 2014. Une hausse des droits d'environ 3,6 points était liée à une production d'environ 0,4 % plus faible cinq ans après. Ils ont aussi constaté une baisse de la production par travailleur. Cette étude utilise un modèle. Elle indique des torts. Elle ne prévoit pas le gain de droits nuls au Canada aujourd'hui.
[12][7]Donnons des intrants moins chers aux entreprises.
Les intrants sont les pièces et les biens utilisés pour fabriquer d'autres biens. L'étude sur l'Inde trouve un gain bien plus fort quand on baisse les droits sur les intrants. Une baisse de dix points a accru la production des entreprises de 4,8 %, à ressources égales. Le gain pour les produits finis était d'environ 0,32 %.
Il faut donc regarder toute la chaîne. Un mur qui aide une aciérie peut coûter aux entreprises qui utilisent son acier. Comptons les deux côtés. Faisons du Canada un bon endroit où produire grâce à un accès ouvert aux biens sûrs.
[10]Passons à zéro pour nous-mêmes.
Nous n'avons pas besoin d'une promesse de Washington pour vouloir des pièces moins chères et plus de choix ici. Le Canada a retiré la plupart des contre-droits de douane généraux en septembre 2025. Il a gardé des mesures sur l'acier, l'aluminium et les voitures. Ce n'était pas une baisse complète à zéro. Cela ne montre pas ce qu'une offre complète ferait.
Notre demande est claire : des droits nuls pour tous les pays, dont la Chine. Supprimons les quotas qui protègent les vendeurs contre des biens sûrs offerts par leurs rivaux. Gardons les règles sur la sécurité, les données, les rappels et le travail forcé. Appliquons-les aux biens de tous les pays. Laissons les acheteurs choisir.
[5][8]Aidons les travailleurs pendant le changement.
Le commerce peut aussi faire mal. Les industries canadiennes touchées par les plus fortes baisses de droits de l'accord de 1989 ont perdu environ 12 % de leurs emplois. Leur production par travailleur a augmenté d'environ 15 %. Les deux résultats comptent. Une entreprise plus forte ne remplace pas le travail d'une personne qui l'a perdu.
Publions les recettes perdues et le coût d'une aide réelle aux travailleurs et aux villes. Disons comment les financer. Supprimer une mauvaise taxe exige un plan honnête. Il ne faut pas promettre que personne n'y perdra.
[11][4]Le meilleur argument contre notre position
Un modèle de la Politique nationale du Canada de 1879 trouve un petit gain de niveau de vie. Les tests sur l'ensemble de l'économie le situent entre 0,03 % et 0,20 % du PIB. Nous devons tenir compte de ce résultat.
Cette étude mesure un petit gain de niveau de vie, pas un taux de croissance. Ses tests pour l'ensemble de l'économie restent positifs. Un calcul distinct des pertes exclut les gains liés aux prix du commerce et aux recettes fiscales. Ce n'est pas le même résultat qui s'inverse. Un modèle de 1879 ne règle pas non plus le choix du Canada aujourd'hui.
[1]Ce que nous voulons changer
Ramener tous les droits de douane à zéro.
Supprimons tous les droits de douane. Gardons les règles qui protègent les gens. Supprimons les quotas, permis et interdictions visant certains pays utilisés pour protéger les vendeurs contre le commerce légal. Gardons les permis qui protègent les gens ou font respecter les sanctions.
Garder les règles qui protègent.
Les règles de sécurité, de données, de rappels et de travail forcé restent — appliquées de la même façon à tous les pays.
Financer le changement honnêtement.
Publier les recettes perdues et le coût de l'aide aux travailleurs. Payer les deux au grand jour.
Qui peut agir
Le Parlement peut changer la loi sur les droits. Le Cabinet peut modifier de nombreux droits grâce aux pouvoirs que la loi lui donne. Un plan pour tous les supprimer doit suivre les étapes légales.
Ce que cela pourrait coûter au public
Les droits ont rapporté 6,3 milliards de dollars en 2024-2025, soit environ 1,2 % des recettes fédérales. La prévision du printemps 2026 pour 2025-2026 était de 10,1 milliards. Leur suppression enlèverait des recettes. Nous n'avons chiffré ni tous les gains des acheteurs ni l'aide aux travailleurs.